ART DE L’EXTREME / GEST ART

Ce manifeste, qui se veut l’expression d’un courant artistique, est un écrit fondateur condensé ; il est issu, initialement, du dialogue, à Paris Saint Germain Des Prés, face à l’École d’Architecture, de deux plasticiens méditerranéens, fin 2 000, sur des problématiques touchant au Vital et sur des Territoires où opère l’Authenticité.

Les expériences personnelles de certains artistes font que leurs œuvres sont marquées du sceau de la « limite ». Ceci peut concerner la douleur, la souffrance, la misère matérielle ou morale, une crise spirituelle grave… .
Les exemples abondent: Vincent VAN GOGH, UTRILLO, MODIGLIANI…mais aussi RIMBAUD… ou MESSIAEN… attestent parmi d’autres de ce phénomène.
Les deux co-fondateurs d’Art De L’Extrême/ Gest’Art ont dû faire face à des formes de violence porteuses d’élimination physique; d’où le nom du mouvement.
Leur geste d’art en a été influencée, traduisant une profondeur et une spontanéité.
Cette marque indélébile est une griffe de leur production artistique.
Ceci pour la perspective individuelle.

En tant qu’acteurs sociaux, les tenants de ce courant tiennent à témoigner du monde qui se met en place à l’aube du vingt-et-unième siècle et du troisième millénaire.
Ils sont sensibles à la forte concentration qui opère dans le domaine économique; d’énormes entreprises gérées par des technobureaucraties dans des tours dignes de l’ancienne Babel, évacuent brutalement des milliers de leurs serviteurs sans autre préavis que celui d’une insuffisance du taux de profit.
Pris dans l’agglutinement de la densité de population dans certaines mégapoles, où la respiration devient parfois difficile, ils ne peuvent que constater l’affaiblissement du lien social à force de « segmentation » et d’ »atomisation ».
Tout ceci dans un contexte de marchandisation croissante à vocation planétaire, plus connu sous le nom de Mondialisation, processus qui veut essayer de réduire les Périphéries au rang d’indiens d’Amérique.

EXTREME, dites-vous ?

Un GEST’ART s’impose-t-il ?

[Initié à Saint Germain des Prés/ face à l’École d’’architecture fin 2 000, rédigé à Ajaccio- Aria Marina début 2 001].